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Le contrôle des pêcheurs peut être dangereux

Écrit par Fédération des Poissonniers de Bretagne .

La saison du thon rouge pêché à la ligne bat son plein en Méditerranée. Dans le cadre des quotas alloués à la France (256 tonnes pour tous les petits métiers méditerranéens), professionnels et plaisanciers sont tenus de déclarer leurs prises et leurs débarquements auprès des services de contrôles de l'administration.

Mais fin juillet, un professionnel de Marseille a voulu "l'oublier". Alors qu'il vendait plusieurs thons rouges non déclarés sur son étal de l'Estaque, le petit port à l'est de l'agglomération phocéenne, des agents de l'État sont venus contrôler la vente. Le pêcheur s'est alors emporté, et s'est approché très près des agents des Affaires maritimes en les menaçant avec un couteau. Il les a aussi menacés de mort, soutenu par son fils, lui aussi pêcheur professionnel.

Il a fallu que les contrôleurs sortent leurs armes de service. Père et fils ont finalement passé la nuit au poste. Ils devraient être présentés devant la justice.

"Cette situation rappelle, que le risque existe même sur du contrôle de cœur de métier, et que sur des métiers de police, un contrôle peut très rapidement dégénérer ", estime le Syndicat national Force ouvrière des personnels des Affaires maritimes (SNPAM-FO).

Hélène SCHEFFER - Le Marin -

  

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